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Question FAPEO : 1.  Quelle(s) demande(s) exprimée(s) dans ce mémorandum ne rencontre(nt)pas votre approbation et pourquoi ?

 

Réponse :

Si nous sommes résolument enclins à encourager une meilleure participation des parents à tous les niveaux dans la vie de l’école, nous sommes plus mesurés quant à la demande de la FAPEO en faveur d’une consultation des parents à la suite de l’élaboration des plans de pilotage. Tout d’abord, un questionnaire électronique a déjà été élaboré (et pour certains établissements) en rapport avec l’état des lieux « école/parents » (construit par le CECP), ce qui a permis aux parents de s’exprimer sur la question. Ensuite, ces plans de pilotages s’élaboreront à partir d’un diagnostic collectif réalisé par l’équipe éducative, au regard des objectifs d’amélioration définis par le Gouvernement, et en concertation avec un DCO. De nombreuses écoles se sont déjà engagées à entrer dans la première étape des plans de pilotage. Impliquer les parents après l'envoi de ces questionnaires électroniques paraît, à l’heure actuelle, redondant dans le processus.

 

 
Question FAPEO : 2.  Parmi les demandes déclinées en 4 thèmes dans ce mémorandum, quelles actions prioritaires retenez-vous pour votre projet de déclaration de politique générale communale ?

Réponses: 

a)      Les parents, des acteurs et partenaires reconnus à tous les niveaux. Actions prioritaires : 

 

- Favoriser l’engagement des parents dans les associations et faire de l’école une actrice de son quartier.

 

b)  Santé, hygiène, bien-être et climat scolaire. Actions prioritaires :

- Développer les cantines durables en promouvant une alimentation équilibrée, des fruits et légumes locaux et de saison, des produits bio, des formations au personnel de cuisine, l’utilisation de produits d’entretien respectueux de l’environnement ;

- Remplacer les collations par une distribution de potage ou de collation saine (maternelles et primaires) et systématiquement intégrer dans les cahiers des charges les exigences du P.O. à cet égard, aussi dans l’enseignement secondaire lorsque c’est possible ;

- Inscrire l’école dans des actions spécifiques relatives aux économies d’énergie, au tri des déchets et au respect de l’environnement ; 

- Soutenir une politique de prévention en matière de harcèlement, d’addiction au tabac, à l’alcool, aux drogues et sensibiliser les élèves à une utilisation d’internet et à ses dérives ; 

- Créer des projets tels que gestion d’un jardin d’école, potagers, vergers pour les élèves citadins ;

- Favoriser les initiatives de mobilité douce pour le déplacement domicile-école et promouvoir l’installation de zones “kiss & drive”.

 

c) Infrastructures dans et autour de l’école. Actions prioritaires :

 

- Outre le bon entretien des locaux et infrastructures, veiller à assurer une isolation acoustique (éventuellement à l’aide de panneaux d’isolation) ;

- Démarquer les espaces récréatifs dans le cadre d’une bonne prévention contre le harcèlement ;

- Planter un maximum d’arbres, d’arbustes et de plantes pour une meilleure qualité de l’air ;

- Sécuriser les abords des écoles à l’aide de dispositifs (zones à vitesse très limitée) et/ou interdire certaines rues à la circulation automobile aux heures d’entrée et de sortie d’écoles, lorsque l’aménagement des lieux le permet.

 

d) Fonctionnement de l’école. Actions prioritaires :

- Favoriser l’apprentissage des savoirs de base avec une attention particulière pour l’apprentissage de la langue de l’enseignement, la maîtrise de la parole, la lecture et l’écriture

- Favoriser les évaluations fréquentes, formatives, au rythme de l’élève. Assurer une bonne différenciation au sein d’une classe, ainsi que les classes multiâges ; 

- Créer du lien entre les différentes disciplines abordées ainsi qu’entre les matières théoriques et les manipulations techniques ; 

- Favoriser le développement de projets d’inclusions avec des enfants porteurs de différences ;

- Communiquer aux écoles communales l’existence des fiches-outils récemment publiées sur le site enseignement.be, afin d’aider les enseignants à mieux encadrer les besoins spécifiques, et favoriser leur utilisation effective ;

- Favoriser l’immersion linguistique et le multilinguisme, aussi via des activités parascolaires ;

- Encourager chaque année le développement de projets autour d’un thème spécifique en lien avec la démocratie (visite des institutions), la citoyenneté, la vie en société ;

- Favoriser le développement des activités artistiques au sein des écoles, et entre partenaires culturels et écoles ;

- Favoriser, au travers des activités scolaires, le développement personnel des enfants sur les plans cognitif et comportemental ;

- Plaider en faveur de la proposition de résolution déposée par DéFI au Parlement de la Fédération Wallonie Bruxelles appelant à des solutions d’urgence pour faire face à la pénurie des enseignants, telles que : une campagne de communication massive et de valorisation de la fonction d’enseignant, la valorisation des heures supplémentaires sur base volontaire, le développement de la formation en horaire décalé pour les non-professionnels de l’éducation, stimuler les pratiques innovantes au sein des écoles, décloisonner les classes, permettre la réversibilité immédiate des DPPR de façon temporaire, favoriser l’accompagnement des jeunes enseignants par des associations de type « teach for Belgium », etc. ; 

- Étendre et favoriser la formation des enseignants au Français Langue Etrangère (FLE), et garantir l’existence de cours de FLE à l’attention des élèves qui en ont besoin.

 

Question FAPEO : 3.  Si vous êtes élu(e), quel modèle de dialogue et de concertation avec les parents d’élèves mettrez-vous en place ?

 

Réponse : 

Afin de construire un modèle de dialogue positif et constructif avec les parents d’élèves, quelques nuances sont à préciser. La FAPEO pointe un déficit dans la communication avec l’école, créant ainsi un climat scolaire tendu. À raison, la FAPEO demande une communication efficace et respectueuse vers les parents et les élèves.

DéFI soutient cette demande, mais la complète en défendant aussi une communication efficace et respectueuse envers l’école (direction, enseignants, éducateurs) qui connait une véritable crise de légitimité, accentuant la pénurie actuelle des professionnels de l’éducation.

De même, si DéFI veut favoriser l’ouverture de l’école sur son quartier, entre autres par une reconnaissance de l’engagement des parents dans les associations, nous appelons à davantage de nuances quant à l’affirmation que l’école « ne se soucie que peu de la réalité de la vie des familles ». Dans une école de 700 élèves, nous avons en moyenne une centaine de familles aux cultures et aux situations diverses. L’école est souvent confrontée à un manque de moyen (PMS, soutien psychologique, etc.), à un manque de formation et à un manque de temps pour appréhender avec justesse la réalité de toutes les familles.

 

 
Question FAPEO : 4.  Quelle est votre vision pour construire un enseignement communal de qualité et pour tous ?

Réponse :

L’enseignement communal comporte de nombreuses spécificités qu’il convient de conserver. Nous pouvons en retenir deux parmi une longue liste : accessibilité à tous et autonomie de fonctionnement.

Nous pouvons mettre en exergue de nombreuses mesures visant à améliorer la qualité de l’enseignement au sens large, sans viser spécifiquement celui organisé par les communes. En ce qui concerne ce dernier, les améliorations à apporter sont d’ordre organisationnel, administratif et institutionnel. De nombreux freins, dont le cloisonnement entre réseaux ou la rigidité de certaines procédures contribuent cependant à handicaper l’organisation et les rythmes d’apprentissage.

D’autre part, si les PO communaux sont autonomes, ce qui constitue un indéniable avantage, il n’y a pas ou peu de dynamiques communes, collaboratives ou coopératives. Les PO communaux sont relativement seuls, avec un organe de représentation (CECP) qui couvre l’ensemble des PO communaux et provinciaux en FWB.

Nous pourrions imaginer la création de dynamiques par entités, à l’instar de ce qui se pratique dans d’autres réseaux d’enseignement.

S’agissant des réseaux, l’enseignement communal pâtit également de certaines règles héritées du Pacte scolaire dont, très concrètement, l’obligation de proposer des cours de morale ou des différentes religions reconnues, découlant de l’article 24 de la Constitution. 

L’école communale et l’école dans son ensemble gagnerait à prendre de la hauteur par rapport à ces débats n’ont plus leur place dans une société moderne, mondialisée et en mutation permanente.

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